Katja Aufleger, LOVE AFFAIR, 2017, (Filmstill), video, couleur, glaise, 22 min. © Courtesy of the artist, STAMPA Galerie, Basel; Galerie Conradi, Hamburg

Katja Aufleger, LOVE AFFAIR, 2017, (Filmstill), video, couleur, glaise, 22 min. © Courtesy of the artist, STAMPA Galerie, Basel; Galerie Conradi, Hamburg

Katja Aufleger. GONE

2 décembre 2020 – 18 avril 2021

L’artiste multimédia Katja Aufleger (née en 1983 à Oldenburg, vit à Berlin) cherche à travers ses œuvres à soulever des questions existentielles. De manière sculpturale et cinématographique, visuelle et auditive, elle engage une simultanéité des possibles. L’esthétique séduisante de son travail prend parfois de manière inattendue un aspect menaçant. Ce genre d’associations surgit ainsi lorsque Aufleger place dans l’espace d’exposition une construction pendulaire en verre qui incite le public à la mettre en mouvement. Hormis la fragilité évidente des flacons en verre, ceux-ci renferment également de la nitroglycérine qui rend donc l’installation explosive. Avec ces ambivalences, l’artiste exerce une critique des institutions, elle remet en question les systèmes et structures du pouvoir. Dans l’univers de Katja Aufleger, c’est au deuxième coup d’œil seulement que l’on prend conscience de la fugacité de l’instant et de sa complexité.

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#katjaaufleger #followher #bang!

Jean Tinguely et Claude Lalanne, Impasse Ronsin, vers 1960, photo: Hansjörg Stoecklin

Jean Tinguely et Claude Lalanne, Impasse Ronsin, vers 1960, photo: Hansjörg Stoecklin

Impasse Ronsin. Meurtre, Amour et Art au cœur de Paris

16 décembre 2020 – 9 mai 2021

Plus d’un siècle, de 1864 à 1971, l’impasse Ronsin a abrité un ensemble d’ateliers où des artistes d’origines les plus diverses travaillaient selon des approches artistiques tout aussi variées. Cette étrange ruelle cachée dans le quartier Montparnasse servait d’atelier et de résidence à environ 220 artistes, du sculpteur académique Alfred Boucher à l’artiste performeuse argentine Marta Minujín. Parmi les plus connus figuraient Eva Aeppli, William Copley, André Del Debbio, Max Ernst, Jasper Johns, Claude et François-Xavier Lalanne, James Metcalf, Isamu Noguchi, Larry Rivers, Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely. Si Constantin Brâncuși en fut le plus célèbre résident – il y travailla de 1916 jusqu’à sa mort –, Madame Steinheil, maîtresse et meurtrière présumée du président français, en fut la plus tristement célèbre. Son mari connut aussi une fin cruelle et c’est ainsi que l’Impasse Ronsin devint également l’une des plus illustres scènes de crime du début du XXe siècle.

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#impasseronsin #montparnasse #tinguely #paris

 

 

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Titine Leu, May, 1998; peinture à l'huile © Geoffreoy Baud

Leu Art Family. Caresser la peau du ciel

3 mars – 31 octobre 2021

La famille Leu est mondialement connu dans l’univers du tatouage. Felix et Loretta, durant la fin des années 1960 et les années 1970 en ont fait leur gagne-pain pour courir le monde avec leurs quatre enfants, Ama, Aia, Filip, et Ajja. Toutes ces années de voyage ont été nourris d’une curiosité artistique, et ont donné corps à un cosmos familial, un ciel étoilé dont ils sont les créateurs et les protégés. L’exposition naît de la volonté de montrer ce cosmos à travers les créations artistiques de tous les membres de cette tribu.

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#leufamily #tattoo

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Eva Aeppli, Jean Tinguely et Per Olof Ultvedt avec des dessins Méta-Matic, Atelier Impasse Ronsin, Paris, 1959; photo: Hansjörg Stoecklin

le Définitif – c’est le Provisoire
Nouvelle présentation de la collection du Musée Tinguely

À partir du 3 mars 2021

Art do-it-yourself, projecteurs et destruction – l’œuvre protéiforme de Jean Tinguely comprend des actions-machines, des spectacles multisensoriels jusqu’à la critique de la consommation. Des œuvres et des documents témoignent de ses premiers succès, projets scéniques et amitiés épistolaires. Des activités à la fois ludiques et interactives guident le public à travers l’exposition, à l’instar de « Rotozaza No. 2 », une machine briseuse de bouteilles rarement exposée, présentée deux fois par semaine. En outre, elle donne un aperçu du travail de restauration, de la matérialité et du fonctionnement des œuvres.

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#tinguely #provisoire #kineticart

Bruce Conner, CROSSROADS, 1976 35mm, black/white, sound, 37min Courtesy Kohn Gallery and the Conner Family Trust © Conner Family Trust

Bruce Conner, CROSSROADS, 1976
35mm, black/white, sound, 37min
Courtesy Kohn Gallery and the Conner Family Trust
© Conner Family Trust

Bruce Conner. Light out of Darkness

(Danse Macabre No. VI)
5 mai – 28 novembre 2021

La posture critique de Bruce Conner (1933-2008) envers le monde de l’art est aussi légendaire que sa réputation de père du clip vidéo. Son œuvre multimédiale est politique, subversive et d’une puissance sensorielle sans détours et bouleversante. L’exposition met l’accent sur son œuvre cinématographique, parmi laquelle figure CROSSROADS (1976), un travail d’assemblage de films/séquences du premier essai atomique sous-marin des États-Unis dans l’atoll de Bikini en 1946, sous la forme d’une étude de 36 minutes sur l’horreur et le sublime de cet événement apocalyptique.

Hira Nabi, All That Perishes at the Edge of Land, 2019 (filmstill) Single-channel, digital © courtesy, Hira Nabi

Hira Nabi, All That Perishes at the Edge of Land, 2019 (filmstill)
Single-channel, digital
© courtesy, Hira Nabi

Territories of Waste
Le retour du rejeté

5 juin – 5 septembre 2021

Toute l’écosphère, les océans, l’air, nos aliments, le sol et jusqu’à l’Antarctique contiennent des restes, particules et produits chimiques provenant de notre univers de marchandises et de consommation. L’extraction des matières premières laisse derrière elle des paysages dévastés et des déchets toxiques. Le Waste est partout. L’exposition collective au Musée Tinguely rassemble des œuvres d’art consacrées précisément à ces questions. Des réalisations d’artistes contemporains, qui s’inscrivent dans une perspective actuelle, globale, géopolitique et écologique, dialoguent avec des œuvres de la seconde moitié du XXe siècle illustrant le passage, amorcé dans les années 1960, vers une société du tout-jetable et une destruction croissante de l’environnement.

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Fête d'anniversaire – 25 ans Musée Tinguely

24 – 26 septembre 2021 

Papaver Rhoeas, Patrick Hartley, 2018 (Lammherzgewebe, Glas, Alkohol) (Detail)

The Cost of Life. A perspective on health by Patrick Hartley

13 octobre 2021 – 23 janvier 2022
 

Le terme cost of life est fortement lié au risque, notion essentielle de la médecine et de la recherche. Ces deux domaines revêtent une importance fondamentale dans l’œuvre de l’artiste Patrick Hartley. Son commentaire artistique à l’égard des avancées de la médecine permet de mettre en lumière les conséquences – parfois contradictoires – qu’elles engendrent pour l’humanité. L’exposition, commandée par Roche à l’occasion de son 125e anniversaire, a lieu en coopération avec le Musée Tinguely et le Musée de la Pharmacie de Bâle.

Laure Pigeon, Lili, Adèle, Pierre, s.d. Encre sur papier

Laure Pigeon, Lili, Adèle, Pierre, s.d.
Encre sur papier ; 49 x 64 cm
© Collection de l’Art Brut, Lausanne
Photo : Marie Humair, Atelier de numérisation – Ville de Lausanne

Écrits d’Art Brut – Extravagances Langagières

21 octobre 2021 – 23 janvier 2022

Lettres d’amour ou de rage, messages érotiques, journaux intimes ou récits utopiques, les écrits d’Art Brut ont été créés à huis clos, dans le secret et le silence. Ils sont calligraphiés ou griffonnés, parfois brodés, gravés dans la pierre ou accompagnés de peintures et relèvent d’une inventivité stupéfiante.
Une expo inédite où 13 auteurs font valser grammaire et orthographe, privilégiant la force visuelle de l’écriture. Les œuvres présentées sont issues plus de dix musées et de collections privées de plusieurs pays.